Contrôle postural et fonctions exécutives : Effets du vieillissement

Lorsqu'on s'intéresse à l'effet de l'âge sur l'efficacité des déplacements volontaires du centre de pression (COP) vers des cibles spatialement situées, il est montré que le vieillissement se caractérise par des déplacements plus lents, et davantage de sous-mouvements nécessaires à un pointage précis sur la cible (Jennings et al., 2011). Ces différences jeunes / âgés seraient corrélés à des propriétés mécaniques différentes de la cheville (force, viscoélasticité, géométrie...). Aussi nous posons l'hypothèse que ces différences biomécaniques expliqueraient partiellement les différences de contrôle postural observées chez des personnes âgées (chuteuses vs non-chuteuses).
S'il est largement démontré que les fonctions exécutives influencent le contrôle postural, les mécanismes spécifiques et communs au maintien postural et au traitement des informations ne sont pas clairement identifiés. Par exemple, il a été récemment démontré que les processus d'inhibition perceptive constituaient un processus spécifiquement impliqué dans l'intégration sensorielle nécessaire à l'équilibre postural des personnes âgées (Hernandez et al., 2012). Aussi le second objectif de ce projet est d'interroger l'effet des troubles posturaux (chuteur vs non-chuteur) chez la personne âgée sur cette fonction d'inhibition perceptive et d'en apprécier la pertinence auprès des personnes âgées en fonction de leur déficit cognitif et de leur comorbidité. Cela apporterait une meilleure compréhension des mécanismes à l'origine des altérations du contrôle postural des personnes âgées, altérations classiquement associées à un risque accru de chute. Tels sont les enjeux de cet axe de recherche.
 
 
Responsable scientifique :
Thibault Deschamps